Observation 7

 

Homme de 79 ans : hématurie, cytologie urinaire positive, petite tumeur infiltrée en cystoscopie de la face postérieure. Cette biopsie de petite taille est massivement infiltrée par un carcinome urothélial en majeure partie à inflexion épidermoïde et infiltrant manifestement le muscle pT2.

Diagnostic proposé : Carcinome urothélial en majeure partie à inflexion épidermoïde et infiltrant manifestement le muscle pT2.

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Les carcinomes de vessie d’emblée infiltrants représentent moins de 15 % des patients. Le consensus met en relief l’intérêt de déterminer le niveau d’infiltration dans le chorion (voir discussion de l’observation 8).

Pour ce qui est de l’infiltration dans la musculeuse l’important est de pouvoir l’affirmer, mais il n’est pas important de détailler le niveau d’infiltration dans le détrusor. Cette observation nous permet de rappeler qu’il existe des vrais carcinomes épidermoïdes de la vessie à différencier des carcinomes urothéliaux à métaplasie épidermoïde.

Commentaires  

Carcinome urothélial avec métaplasie épidermoïde :

Par définition c’est un carcinome urothélial en général de haut grade comportant un contingent épidermoïde plus ou moins abondant mais représentant moins de 95 % de la masse tumorale examinée.

Dans les cancers de haut grade il s’agit d’une métaplasie épidermoïde avec kératinisation.

Lorsque la métaplasie n’est pas kératinisée il s’agit plus souvent de petits secteurs dans des tumeurs de bas grade. Cette métaplasie épidermoïde sans kératinisation ne doit pas être diagnostiquée avec excès et est à distinguer des aspects « d’enroulements ».

 

Carcinome épidermoïde de la vessie et des voies excrétrices hautes :

Il représente moins de 5 % des cancers de vessie sauf dans les pays d’endémie bilharzienne. Ils sont plus fréquents dans les voies excrétrices hautes (10 à 20 % des tumeurs pyélocalicielles primitives, éventuellement associées à une lithiase).

Hors des pays d’endémie bilharzienne, les carcinomes épidermoïdes se présentent de façon stéréotypée : cancer de la face postérieure ou des faces latérales, infiltrant presque toujours le plan musculaire au moment du diagnostic. Ils sont de mauvais pronostic. Le degré de différenciation et de maturation n’ont pas d’incidence sur l’évolutivité de la tumeur.

Ne poser le diagnostic de carcinome épidermoïde primitive de la vessie qu’après avoir éliminé chez la femme l’extension d’un carcinome de voisinage (col utérin…).

D’exceptionnels carcinomes verruqueux vésicaux (non invasifs ou peu invasifs) ont été décrits. Ils sont de bon pronostic et seront distingués des condylomes acuminés également exceptionnels.

 

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