VARIANTES HISTOLOGIQUE DE L'ADENOCARCINOME PROSTATIQUE  

 I- Carcinome canalaire « intraductal carcinoma » :

Développement : canaux prostatiques proximaux de grande taille et lumière uréthrale (bourgeon papillaire) au niveau du veru montanum.

Microscopie : architecture papillaire dans les zones polypoïdes intra-uréthrales, associée à un aspect cribriforme dans les canaux intra prostatiques

cytologie : épithélium tumoral cylindrique plus ou moins paucistratifié avec d'importantes atypies et de nombreuses mitoses ( aspect évocateur de carcinome de l'endomètre, d'oł le terme de carcinome endométrioïde qui ne doit plus être utilisé)

Immuno-histochimie : l'origine prostatique est affirmée par la positivité des cellules avec l'anti-PSA et l'anti-PAP

Grade de Gleason : ces tumeurs souvent de grand volume, sont classées en grade 4, voire 5 s'il y a des zones de comédocarcinome associées (nécrose au centre des massifs). Le pronostic est jugé plus défavorable que la forme classique.

  

II- Carcinome mucineux (colloïde) :

Définition : nécessite pour le diagnostic un contingent d'au moins 25% de la tumeur
Microscopie : amas et nids de cellules tumorales flottant au sein de flaques de mucus. Plus grande fréquence de micronodules collagènes.

Grade de Gleason : 4 ; fréquentes métastases osseuses.

  

III- Carcinome à cellules indépendantes (cellules en bague à chaton) :

Définition : 25 à 50% des cellules tumorales doivent être de ce type. Les cellules contiennent ou non des mucines intra cytoplasmiques..

Immuno-histochimie : les cellules expriment la PSA ET LA PAP et non l'ACE. Permet de faire la distinction avec une tumeur digestive, au niveau prostatique et aussi d'une métastase (ganglion sus claviculaire).

Grade de Gleason : 4 ou 5

  

IV- Carcinome sarcomatoïde :

Composante à cellules fusiformes d'un ADK classique de très haut grade. La différence avec le carcinosarcome difficile voire impossible pour certains auteurs qui ne font pas la distinction

Immuno-histochimie : les cellules expriment CytoK, PSA

Grade de Gleason : 5

  

V- Carcinome avec cellules neuroendocrines :

En principe, tout carcinome en possède un petit contingent.

Leur détection se fait par immuno-histochimie avec la Chromogranine ou autres marqueurs neuro endocrines

Le pronostic est variable, plus péjoratif pour un grand nombre d'auteurs. Les cellules neuroendocrines sont résistantes à l'hormonothérapie.

Grade de Gleason : variable selon l'adénocarcinome contenant ces cellules


VI- Carcinome neuro endocrine (petites cellules, carcinoïde) :

Microscopie : aspect variable, allant de l'aspect d'un carcinoïde de bas grade à un aspect de carcinome à petites cellules ( aspect comparable à ceux du poumon). Association avec un ADK peu différencié classique dans 25% des cas, avec images de transition morphologique.

Immuno-histochimie : marqueurs neuro endocrines et produits de sécrétion variés dont le plus fréquent est l'ACTH, mais aussi Calcitonine, HCG, TSH.

Grade de Gleason : 5. Pronostic sombre. Possibilité de syndrome paranéoplasique. Quelques cas sont sensibles à la chimiothérapie

  

VII- Carcinome à cellules transitionnel primitif :

Exceptionnel. Développés à partir de la partie proximale des canaux prostatiques

 Il s'agit le plus souvent de l'extension d'une tumeur vésicale ou uréthrale connue ou méconnue

  

VIII- Carcinome épidermoïde :

Souvent après radiothérapie ou traitement hormonal.

Mauvais pronostic . Insensible à l'hormonothérapie.

  

VIII- Autres variantes :

Carcinome adénoïde kystique, carcinome pseudo lympho-épithélial, d'aspect oncocytoïde.

 

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