Observation 7
Homme de 66 ans. Cystoprostatectomie pour un volumineux carcinome urothélial G3 T4 donnant macroscopiquement des bourgeons dans l'urèthre jusqu'à la section chirurgicale. La prostate est infiltrée par des massifs de carcinome urothélial qui naissent de bourgeons uréthraux et filent dans le parenchyme colonisant les glandes et le tissu interstitiel donnant également des emboles lymphatiques néoplasiques.
Diagnostic proposé : Carcinome urothélial propagé à la prostate.
L'envahissement de la prostate par le cancer urothélial se fait ici par une propagation uréthrale, une pénétration à la manière d'un CIS dans les glandes prostatiques et un envahissement du stroma et des emboles lymphatiques (x400)
En terme de pronostic, il existe une aggravation nette lorsqu'il y a une infiltration du stroma prostatique et que la tumeur ne reste pas cantonnée seulement dans les glandes prostatiques. Par opposition à l'infiltration prostatique lors d'un cancer vésical connu, on peut découvrir un cancer urothélial (transitionnel sur des copeaux de résection de la prostate sans qu'il y ait de notion de cancer vésical connu). Chez 50 % des patients ceci permet la mise en évidence d'un cancer vésical mais 50 % n'ont pas de cancer prostatique. Le carcinome est à point de départ urétral avec 3 formes : 1) CIS uréthral, 2) CIS des canaux prostatiques, 3) carcinome avec invasion stromale. Celui-ci est lié à un pronostic beaucoup plus défavorable.
REIN . VESSIE . PROSTATE . Obs. Suivante