CRITERES MINIMUM DE MALIGNITE DE L'ADENOCARCINOME PROSTATIQUE

 

Généralités :

-         le diagnostic de cancer prostatique repose sur l'association de plusieurs critères de malignité

-         les problèmes diagnostiques se posent le plus souvent sur le matériel limité de la PBP

 

Critères architecturaux : 

-         à faible grossissement, acini de petite taille, dispersées irrégulièrement dans le stroma et les unes par rapport aux autres, aspect infiltrant et limites floues à la périphérie du foyer, interruption brutale des faisceaux musculaires du stroma : à comparer avec des structures normales

-         l'architecture est importante pour le diagnostic et à la base du système de Gleason

 

Critères cytologiques :  

-         deux signes nucléaires sont fondamentaux et présents dans la majorité des cellules tumorales :

-         noyaux et nucléoles augmentés de taille (comparer avec des glandes normales de voisinage)

-         le  nucléole bien visible mesure plus de 1,5 microns, il est hyperchromatique

-         attention ! certaines colorations trop poussées avec l'hématoxyline peuvent masquer cet aspect 

-         le cytoplasme est amphophile, plutôt basophile, abondant (différent de l'atrophie)

 

Absence de cellules basales :

-         en général facilement mise en évidence en technique standard

-         nécessite parfois l'aide d'un immunomarquage avec l'anticorps anti K903 qui différencie cette assise cellulaire des fibroblastes allongés situés à l'extérieur de la membrane glandulaire: les glandes sont négatives, en comparaison avec les glandes normalement marquée à la périphérie

 

Contenu intra luminal et modifications stromales : 

-         non pathognomonique du cancer, mais aide précieuse au diagnostic ; surtout abondant dans les cancers différenciés de la zone de transition (grade 1 ou 2)

-         mucines acides, de coloration légèrement  bleutée en hématoxyline

-         sécrétions roses acellulaires : aspect nécrotique, acellulaire, moins organisé que les sympexions

-         cristalloïdes, plus souvent associés au cancer mais moins fréquents

-         micronodules collagènes : spécifiques mais très inconstants : masses nodulaires de stroma fibrillaire enserrant et rétrécissant la lumière de l'acinus tumoral

Interprétation du marquage avec la CytoK 903 :

-         les glandes normales ont un revêtement continu de cellules basales qui expriment l'antigène

-         les glandes tumorales ayant perdu cette assise ne l'expriment pas : négativité du marquage

-         dans certains cas, l'expression est discontinue. Dans ces conditions, l'interprétation doit être prudente : on doit prendre en compte l'ensemble du foyer microglandulaire suspect et surtout interpréter les résultats du marquage en fonction de la morphologie en technique standard

-         cas facile : tout le foyer est négatif, les glandes normales de voisinage sont positives : cancer

-         cas facile : tout le foyer est positif : lésion bénigne (ou intracanalaire si atypies de type PIN)

-         cas difficile : positivité discontinue dans le foyer avec quelques glandes totalement négatives :

-          si ces glandes négatives ont la même morphologie que les glandes normales de voisinage : lésion bénigne, en général adénose

-         si ces glandes négatives sont différentes avec atypies nucléaires : il s'agit de glandes tumorales infiltrant un groupe de glandes bénignes

- dans tous les cas, exiger un témoin interne positif sur la PBP (glandes normales marquées)

REIN  VESSIE  PROSTATE